Votre outil d’emailing affiche plus de 98 % d’emails délivrés ? Ce chiffre dit seulement que les serveurs de vos destinataires ont accepté vos messages et non pas qu’ils sont arrivés en boîte de réception. Dans son benchmark 2025 de la délivrabilité email, Validity mesurait qu’un email marketing légitime sur six n’atteignait jamais la boîte de réception.
Les outils de test sont censés révéler cet écart.
Le problème, en B2B, c’est qu’ils testent surtout des boîtes Gmail, Outlook.com ou Yahoo alors que vos prospects, eux, lisent leurs emails dans Microsoft 365 ou Google Workspace et, dans les grandes entreprises, souvent derrière une passerelle de sécurité comme Proofpoint.
Que vaut un score parfait obtenu sur des boîtes grand public ? Et quels outils testent vraiment les messageries de vos prospects ?
Pour le savoir, nous avons analysé les serveurs de messagerie de 100 entreprises, puis passé au crible ce que chaque outil teste réellement. Vous trouverez ici une méthode pour identifier la messagerie de votre cible, le kit gratuit qui suffit souvent, notre comparatif des tests de placement et le protocole à suivre avant chaque campagne.
Sommaire
Tester la délivrabilité : ce que mesurent vraiment les outils
Derrière l’expression « tester la délivrabilité » se cachent quatre questions différentes. La plupart des articles qu’on peut lire sur le sujet les mélangent et c’est la première source de confusion : un vérificateur d’adresses n’est pas un test de placement et un score anti-spam ne dit rien de votre réputation.
| La question | Le type d’outil | Exemples | Ce qu’il ne vous dit pas |
|---|---|---|---|
| Mon email est-il conforme ? | Analyse d’un email de test (authentification, contenu) | Mail-tester, aboutmy.email, MXToolbox | Où l’email atterrit réellement |
| Où arrive-t-il ? | Test de placement sur une seed list | GlockApps, MailReach, Unspam, testeur de GMass | Le comportement de vos vrais destinataires |
| Comment les messageries me jugent-elles ? | Tableaux de bord des messageries | Google Postmaster Tools, Microsoft SNDS | Ce qui se passe dans les messageries d’entreprise |
| Suis-je bloqué quelque part ? | Listes de blocage et hygiène du fichier | Barracuda Reputation Lookup, Heatwave | La qualité de votre contenu |
Chaque famille d’outils répond à une seule de ces questions. Aucun outil ne les couvre toutes avec la même fiabilité.
Délivré ne veut pas dire reçu en boîte de réception
La plupart des plateformes d’emails calculent leur taux de délivrabilité en retirant les rebonds du nombre d’emails envoyés. Validity rappelle que ce calcul affiche généralement autour de 98,5 %. Le placement mesuré en boîte de réception tombait pourtant à 83,5 % en 2024 : 6,7 % des emails finissaient en spam et 9,8 % étaient bloqués ou retardés en route.
La France fait mieux, avec 91,4 % de placement selon la même étude. L’écart suffit malgré tout à fausser vos calculs de rentabilité.
Un email délivré est un email accepté. Rien de plus.
Pourquoi un test de placement donne une tendance, pas une mesure
Un test de placement envoie votre email vers ce qu’on appelle une seed list, un panel de boîtes de test gérées par l’outil, chez différents fournisseurs. L’outil relève ensuite l’endroit où chaque copie a atterri.
La limite est structurelle. Ces boîtes n’ont aucun historique avec vous : elles n’ouvrent rien et ne répondent jamais. Or Gmail et Microsoft ajustent leur filtrage au comportement de chaque destinataire. Le comparateur EmailToolTester, qui utilise lui-même GlockApps pour ses tests, le reconnaît : un email envoyé à une seed list se comporte comme un email à froid, si bien que votre délivrabilité réelle est probablement meilleure que le résultat affiché.
Google prévient de son côté, dans la documentation des tableaux de bord de Postmaster Tools, que les rapports de spam des outils tiers diffèrent généralement de ses propres données.
Faut-il pour autant se passer des seed lists ? Non. Elles restent le meilleur système d’alerte avant un envoi et le benchmark de Validity repose lui-même sur ce type de données. Mais un test isolé ne prouve pas grand-chose. Comparez vos résultats dans le temps, pas d’un outil à l’autre.

Un score parfait prouve que votre email est techniquement propre : authentification en place, contenu sans signal suspect. Il ne dit pas où Gmail, Microsoft 365 ou une passerelle d’entreprise le rangeront. Traitez-le comme un prérequis, jamais comme un verdict.
Délivrabilité B2B : où arrivent les emails de vos prospects ?
En B2B, la délivrabilité se joue sur un autre terrain. Validity le souligne d’ailleurs : en plus du filtrage de leur messagerie, beaucoup d’entreprises confient leur protection à un prestataire spécialisé. Pour mesurer ce que cela représente, nous avons regardé où arrivent réellement les emails de 100 entreprises.
Notre analyse des serveurs de messagerie de 100 entreprises
| Où arrivent les emails | 60 grandes entreprises cotées à Paris | 40 entreprises du numérique |
|---|---|---|
| Directement dans Microsoft 365 | 21 (35 %) | 1 (2,5 %) |
| Directement dans Google Workspace | 4 (7 %) | 37 (92,5 %) |
| D’abord par une passerelle de sécurité | 26 (43 %) | 1 (2,5 %) |
| dont Proofpoint | 17 | 1 |
| dont Mimecast | 5 | 0 |
| dont Cisco et Trend Micro | 4 | 0 |
| Serveurs internes ou autre prestataire | 9 (15 %) | 1 (2,5 %) |
Le 16 septembre 2026, nous avons interrogé les enregistrements MX (les serveurs qui reçoivent les emails d’un domaine) de 100 domaines : 60 grandes entreprises cotées à Paris, pour la plupart membres du CAC 40 ou du SBF 120, et 40 entreprises du numérique fondées en France (scale-ups, éditeurs de logiciels, fintechs, places de marché). Le MX ne montre que le premier maillon : une passerelle filtre les emails avant de les transmettre à la messagerie de l’entreprise. L’échantillon ne comprend pas de PME et ne prétend pas à la représentativité.
Deux profils, deux réalités :
- Dans les grandes entreprises, 43 % font d’abord transiter les emails par une passerelle de sécurité, avec Proofpoint loin devant (17 entreprises sur 60). Seules 21 reçoivent leurs emails directement dans Microsoft 365. Les neuf dernières passent par leurs propres serveurs ou par un prestataire moins courant (surtout des banques et des groupes de l’aéronautique et de la défense).
- Dans le numérique, le paysage est presque uniforme : 37 entreprises sur 40 utilisent Google Workspace.
Morale : un test réalisé sur des boîtes Gmail grand public ne dit rien du premier profil et seulement une partie de la vérité sur le second.
Microsoft 365 et Workspace : des filtres réglés par chaque entreprise
Parmi les emails que les clients de Validity envoient vers des messageries professionnelles hébergées, Office 365 en reçoit 61,4 % et Google 35,4 %. Leur filtrage ressemble à celui de leurs versions grand public. Une différence change tout : chaque administrateur peut ajouter ses propres règles, souvent plus strictes que les réglages par défaut.
Un même email peut donc passer chez Gmail et être bloqué chez un client dont l’équipe informatique a durci les paramètres. MailReach le reconnaît d’ailleurs : un message peut arriver à 100 % en boîte de réception sur des boîtes professionnelles et finir en spam sur des boîtes personnelles. L’inverse est tout aussi possible.
Proofpoint, Mimecast, Barracuda : les passerelles oubliées des tests
Une passerelle de sécurité ajoute un deuxième filtre, placé avant la messagerie de l’entreprise. Selon Validity, quatre éditeurs traitent plus de 90 % du trafic que ses clients envoient vers ce type de solution :
- Proofpoint : 50,4 % du trafic à lui seul
- Mimecast : 21,1 %
- Cisco : 12,1 %
- Barracuda : 10 %, avec seulement 77,2 % de placement en boîte de réception et 22,8 % d’emails bloqués ou retardés
Validity relève aussi que de nombreux fournisseurs d’accès français confient leur filtrage à Vade. Un point à garder en tête si votre fichier contient des adresses chez ces fournisseurs.
Très peu d’outils de test reproduisent ces passerelles. Parmi ceux que nous avons étudiés, GlockApps fait passer vos emails par les filtres de Proofpoint et de Barracuda et le testeur gratuit de GMass inclut des comptes Google Workspace protégés par Barracuda, Mimecast ou Sophos.

Comment identifier la messagerie de votre cible en deux minutes
Pas besoin d’outil payant.
La méthode tient en quatre étapes :
- Sélectionnez 20 à 50 domaines représentatifs de votre fichier.
- Saisissez chacun dans un outil de recherche MX gratuit, comme la fonction « MX Lookup » du SuperTool de MXToolbox.
- Comparez le serveur affiché au tableau ci-dessous.
- Calculez la part de chaque environnement : c’est elle qui guidera le choix de votre outil de test.

| Le serveur MX contient | L’email arrive chez |
|---|---|
| mail.protection.outlook.com ou mx.microsoft | Microsoft 365 |
| aspmx.l.google.com, googlemail.com ou smtp.google.com | Google Workspace |
| pphosted.com | Proofpoint |
| mimecast.com | Mimecast |
| iphmx.com | Cisco Secure Email |
| barracudanetworks.com | Barracuda |
| trendmicro | Trend Micro |
| sophos.com | Sophos |
| hornetsecurity.com ou antispameurope.com | Hornetsecurity ou Vade |
| mail.ovh.net | OVHcloud |
| gandi.net | Gandi |
Pondérez vos tests selon votre fichier. Si 40 % de vos comptes cibles sont derrière Proofpoint, votre test de placement doit inclure ce filtre, complété par un envoi réel vers quelques clients équipés. Un bon score sur des boîtes grand public ne compensera jamais un angle mort sur votre cible principale.
Tester la délivrabilité gratuitement : le kit qui suffit souvent
L’essentiel des vérifications ne coûte rien. Encore faut-il configurer les outils. Badsender, qui a accompagné plus de vingt organisations en 2025, raconte dans son bilan des recommandations délivrabilité de ses missions 2025 que plusieurs accompagnements ont commencé par la mise en place de Google Postmaster Tools et de Microsoft SNDS.
Ces outils n’étaient tout simplement pas configurés.
| Outil gratuit | Ce qu’il vous apprend | Ce qu’il ne voit pas |
|---|---|---|
| Mail-tester | Un score sur 10 qui résume authentification et contenu, avec trois tests gratuits par jour | Le placement chez chaque fournisseur |
| aboutmy.email | Un rapport détaillé sur l’authentification et le respect des bonnes pratiques | Le placement et la réputation |
| MXToolbox | Vos enregistrements DNS (SPF, DKIM, DMARC) et votre présence sur les listes noires | Le contenu de vos emails |
| Barracuda Reputation Lookup | Si votre IP figure sur la liste de blocage de Barracuda | Les autres passerelles |
| Heatwave (Validity) | Si votre domaine est signalé pour du warm-up artificiel | Tout le reste : c’est une liste de blocage, pas un test |
| Testeur de GMass | Le placement sur 15 boîtes Google, dont des comptes Google Workspace filtrés par des passerelles comme Barracuda ou Mimecast | Microsoft 365 et Proofpoint |
| Google Postmaster Tools | Plaintes, conformité et erreurs de livraison chez Gmail | Les destinataires sur Google Workspace |

Côté outils payants, la plupart des éditeurs laissent tester sans payer : deux crédits chez GlockApps, trois tests de placement par mois chez Unspam, trois essais par 24 heures sur le test de MailReach, dix tests avec filtres anti-spam chez EmailGuard. ZeroBounce, dont nous avons publié un avis détaillé, ajoute un test de placement gratuit à son offre de vérification d’adresses.
Postmaster Tools : indispensable, mais aveugle sur Google Workspace
Postmaster Tools reste le seul accès direct aux données de Gmail sur vos envois, notamment les plaintes et les erreurs de livraison. Sa version 2 ajoute un tableau de conformité aux règles d’expéditeur et un diagnostic (« Deliverability analysis ») qui formule une recommandation quand votre volume est trop faible, que vos messages échouent, que vous dépassez le seuil de plaintes ou que vos destinataires n’interagissent pas.
Quatre points changent la donne en B2B :
- Il ne couvre que Gmail grand public. Les tableaux portent sur les emails envoyés à des comptes Gmail personnels, et la FAQ des règles d’expéditeur de Gmail précise que ces règles ne s’appliquent pas aux messages destinés à Google Workspace. Si vous prospectez des scale-ups, l’outil reste muet sur l’essentiel de vos envois.
- Les tableaux de réputation disparaissent. Google a annoncé, sur sa page consacrée à l’abandon de l’ancienne interface de Postmaster Tools, le retrait des tableaux de réputation de domaine et d’IP, jugés peu actionnables et parfois trompeurs.
- Un taux de plainte très bas n’est pas toujours rassurant. Google explique qu’il peut signifier que Gmail classe déjà une bonne partie de vos messages en spam, où personne ne les signale.
- Les seuils sont stricts. Restez sous 0,10 % de plaintes et n’atteignez jamais 0,30 %. Depuis novembre 2025, Gmail durcit l’application de ses règles avec des rejets temporaires ou définitifs. Au-delà d’environ 5 000 messages par jour vers Gmail, vous devenez « expéditeur en masse » pour de bon.
Microsoft SNDS et Yahoo Sender Hub : utiles, sous conditions
SNDS est l’équivalent chez Microsoft, avec deux contraintes. Il raisonne par adresse IP et ne concerne que les boîtes grand public, Outlook.com et Hotmail. Comme le rappelle Al Iverson sur Spam Resource, il n’est donc utile qu’avec une IP dédiée : sur une IP partagée par votre ESP, les données de tous les expéditeurs se mélangent. Il ajoute qu’un statut vert n’empêche pas d’atterrir en spam chez Outlook.com.
Yahoo Sender Hub, lancé en 2024, joue un rôle comparable pour Yahoo et AOL.
Depuis mai 2025, Outlook.com impose SPF, DKIM et DMARC aux domaines qui envoient plus de 5 000 emails par jour vers ses boîtes grand public, comme le détaille l’annonce de Microsoft sur les expéditeurs à fort volume. Les messages non conformes sont rejetés avec l’erreur « 550 5.7.515 ». Si ce code apparaît dans vos rebonds, commencez par là.
Outils de test de délivrabilité : notre comparatif pour le B2B
Six outils se détachent pour un usage B2B. Nous les avons départagés sur un critère absolument clé : les environnements professionnels réellement testés.
| Outil | Environnements B2B testés | Prix d’entrée | Offre gratuite | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| #1 GlockApps | Office 365, G Suite, filtres Microsoft EOP, Proofpoint et Barracuda | 59 $/mois en engagement annuel | 2 crédits de test | Viser des grands comptes |
| #2 MailReach | Réseau de boîtes Google Workspace et Office 365 | 19,50 $ par boîte/mois, 20 crédits inclus | 3 tests par 24 h | Le cold email |
| #3 EmailGuard | Liste des filtres non publiée | 49 $/mois pour 300 tests | 10 tests avec filtres anti-spam | Les agences multi-domaines |
| #4 Unspam | Surtout des messageries grand public | 9 $/mois | 3 tests de placement par mois | L’emailing marketing |
| #5 Mailgun Optimize | Liste des fournisseurs à vérifier | 49 $/mois pour 25 tests | Non | Les équipes techniques |
| #6 Validity | Hébergeurs professionnels et passerelles de filtrage | Sur devis | Non | Les grands expéditeurs |
#1 GlockApps : le plus complet pour viser des grands comptes
GlockApps fait partie des outils de test de placement les plus cités et EmailToolTester l’utilise pour ses propres études. Sa force en B2B tient à ses destinations : Exchange (Office 365) et G Suite figurent parmi ses boîtes de test et chaque email passe par cinq filtres, dont Microsoft EOP, Proofpoint et Barracuda.
- Tests sur Office 365 et G Suite, avec les principaux filtres d’entreprise
- Surveillance des listes noires et des rapports DMARC dans le même outil
- API disponible dès l’offre gratuite, connexion à Postmaster Tools sur les offres supérieures
- En offre Enterprise, ajout de vos propres adresses à la seed list, par exemple celle d’un client protégé par Proofpoint
- Un seul fournisseur d’accès français testé : Laposte.net
- Environ 30 tests par mois sur l’offre Essential, un crédit étant consommé à chaque test

Tarif : offre gratuite avec deux crédits, puis Essential à 59 $ par mois en engagement annuel (708 $ par an), 85 $ sans engagement.
L’offre gratuite de GlockApps inclut deux crédits de test : de quoi vérifier votre placement sur Office 365 et G Suite avant une campagne importante.
#2 MailReach : pensé pour les boîtes professionnelles et le cold email
MailReach réunit deux produits : un outil de warm-up et un test de placement. Son réseau repose sur des boîtes Google Workspace et Office 365, les deux environnements qui comptent en B2B. C’est son principal atout face aux outils centrés sur les messageries grand public.
- Idéal si vous prospectez depuis plusieurs boîtes d’envoi et voulez contrôler chaque séquence avant son lancement.
- Moins adapté si vos comptes cibles sont protégés par des passerelles : l’éditeur ne met pas en avant de test sur Proofpoint ou Mimecast.

Tarif : le test est gratuit dans la limite de trois essais par 24 heures. L’offre Tout-en-Un, warm-up compris, coûte 25 $ par boîte et par mois avec 20 crédits de test. Les crédits s’achètent aussi seuls. Sa brique de warm-up relève d’une autre logique, sur laquelle nous revenons plus bas.
Le test de placement de MailReach est gratuit dans la limite de trois essais par 24 heures, sur un réseau de boîtes Google Workspace et Office 365.
#3 EmailGuard : des volumes de tests pensés pour les agences
EmailGuard s’adresse aux équipes qui gèrent beaucoup de domaines d’envoi. L’outil combine des tests de placement ponctuels ou programmés avec une surveillance des listes noires et des rapports DMARC.
Son intérêt tient surtout à ses volumes :
- Offre gratuite : un domaine, dix tests avec filtres anti-spam et une surveillance DMARC illimitée
- Pro, à 49 $ par mois : 300 tests de placement, 25 domaines et 100 comptes d’envoi
- Business, à 129 $ par mois : 500 tests de placement
- Agences, à 199 $ par mois : 1 500 tests de placement
Sa limite : nous n’avons pas trouvé de liste publique des filtres utilisés. Vérifiez pendant l’essai que vos environnements cibles sont bien couverts.

L’offre gratuite d’EmailGuard couvre un domaine, avec dix tests d’emails et une surveillance DMARC illimitée.
#4 Unspam : le meilleur rapport qualité-prix pour l’emailing marketing
Unspam réunit dans un même abonnement le score anti-spam, le test de placement, les aperçus sur les clients mail et une carte de chaleur générée par IA. C’est l’outil le plus abordable de notre sélection : gratuit jusqu’à 10 tests de placement par mois et 19,30 $ pour 50 tests.
Sa limite en B2B tient à ses destinations : Gmail, Outlook, Yahoo, Zoho, ProtonMail, AOL, GMX et Amazon WorkMail. Rien n’indique un test sur Microsoft 365 en environnement professionnel, ni sur une passerelle. Pour une newsletter ou une base mixte, c’est un excellent choix. Pour prospecter des grands comptes, il ne suffit pas.

L’offre gratuite d’Unspam inclut trois tests de placement et dix analyses anti-spam, renouvelés chaque mois.
#5 Mailgun Optimize : des tests de placement indépendants de votre ESP
Mailgun, qui appartient à Sinch, est surtout connu comme service d’envoi. Sa suite Optimize s’utilise pourtant avec n’importe quel ESP. L’offre Pilot démarre à 49 $ par mois pour 25 tests de placement, avec de la validation d’adresses et des aperçus d’emails. L’offre Starter passe à 50 tests pour 99 $ et ajoute la surveillance des listes noires ainsi que la connexion à Postmaster Tools.
Ses tests ne distinguent pas l’onglet Principal de l’onglet Promotions de Gmail. Un détail pour un email transactionnel. Une vraie limite pour une newsletter.
La suite Optimize de Mailgun s’utilise avec n’importe quel outil d’envoi, à partir de 49 $ par mois.
#6 Validity : la référence des grands expéditeurs, sur devis
Validity est l’acteur de référence des gros expéditeurs. Ses seed lists couvrent des centaines de messageries et de filtres anti-spam dans le monde et c’est sur ces données que repose son benchmark annuel.
Pour le B2B, EmailToolTester relève deux atouts de sa plateforme Everest :
- Les tests peuvent inclure des hébergeurs professionnels et des outils de filtrage.
- Une fonction dédiée pondère les tests selon les messageries présentes dans votre fichier : exactement la logique que nous défendons dans cet article.
Validity compte aussi Orange parmi ses partenaires, un point utile pour les envois vers le marché français.
Le tarif, en revanche, n’est plus public. La page de prix d’Everest renvoie désormais vers un formulaire commercial, et Validity regroupe ses offres, Litmus compris, dans sa plateforme Engage. Pas d’offre gratuite.
Validity s’adresse aux gros expéditeurs et fonctionne sur devis : prévoyez une démonstration avec son équipe commerciale.
Quel outil pour tester la délivrabilité selon votre cible ?
Le bon outil dépend moins de votre budget que de la messagerie de vos destinataires.
Voici nos recos, cas par cas.
| Votre cible ou votre usage | À tester en priorité | Notre sélection | Budget |
|---|---|---|---|
| Scale-ups et éditeurs SaaS | Google Workspace | Testeur de GMass, MailReach | Gratuit à 19,50 $ par boîte d’envoi |
| PME | Répartition à déterminer avec la méthode MX | GlockApps (offre gratuite, puis Essential) | Gratuit à 59 $ par mois |
| Grands comptes | Passerelles (Proofpoint, Mimecast) et Microsoft 365 | GlockApps ou Validity, plus un envoi réel à des contacts équipés | 59 $ par mois à sur devis |
| Cold email multi-domaines | Chaque boîte d’envoi, en continu | EmailGuard, MailReach, SmartDelivery pour les utilisateurs de Smartlead | À partir de 19,50 $ par boîte ou 49 $ par mois |
| Newsletters et emailing marketing | Messageries grand public et fournisseurs d’accès français | Unspam, GlockApps | À partir de 9 $ par mois |
| Emails transactionnels | Conformité technique et réputation | Mail-tester, aboutmy.email, Postmaster Tools, Mailgun Optimize | Gratuit à 49 $ par mois |
Si vous prospectez avec Smartlead, son option payante SmartDelivery ajoute des tests de placement directement dans l’outil (voir notre avis sur Smartlead). Pour comparer les plateformes d’envoi elles-mêmes, consultez notre sélection d’outils de cold mailing et notre comparatif des logiciels d’emailing, où figure notamment Brevo.
Côté newsletters, ni GlockApps ni Unspam ne testent Orange ou SFR. Suivez donc ces destinations dans les statistiques de votre routeur, comme le recommande Badsender. Si votre besoin porte sur l’affichage de vos emails plutôt que sur leur placement, tournez-vous vers les outils pour tester le rendu de vos emails.
Warm-up et délivrabilité : ce que change la liste Heatwave
Warm-up et test de délivrabilité : deux métiers différents
Beaucoup de comparatifs rangent les outils de warm-up parmi les outils de test. C’est une confusion. Un test mesure. Un warm-up agit : il cherche à construire une réputation en générant de l’activité entre les boîtes d’un réseau.
Nous avons testé plusieurs de ces services, comme Warmy ou lemwarm, l’outil de warm-up de lemlist. La vérification d’adresses est encore un autre métier : elle évite les rebonds avant l’envoi, et nous lui consacrons une sélection d’outils dédiée.
Heatwave : comment vérifier que vos domaines ne sont pas signalés
Le 3 septembre 2026, Validity a lancé Heatwave, une liste de blocage qui vise le warm-up artificiel de domaines. D’après son communiqué de lancement de Heatwave, plus d’un million de domaines y figurent déjà. Sont ciblés les services qui fabriquent de faux messages, ouvertures, clics et réponses entre des réseaux de comptes factices, parfois après avoir enregistré des domaines proches de celui du client.
Le signal est utilisé ou évalué par Comcast, Proofpoint, Spamhaus et SURBL. Proofpoint, justement, est la première passerelle de notre analyse. Validity vend lui-même des solutions de délivrabilité, mais la participation de Spamhaus et de SURBL, deux références de la lutte anti-spam, donne du poids à la démarche.
La vérification est gratuite : saisissez votre domaine principal sur lookup.validity.tools. Selon Validity, la recherche peut faire apparaître des domaines liés dont vous ignoriez l’existence, car certains prestataires chauffent des domaines au nom d’une marque sans que l’entreprise le sache.

Le communiqué de Validity vise des pratiques, pas des marques : aucun outil n’y est cité. Si vous passez par un service de warm-up, demandez-lui comment il génère l’engagement et vérifiez vos domaines sur Heatwave. Une montée en charge progressive vers vos contacts les plus engagés reste la méthode la plus sûre.
Tester la délivrabilité avant une campagne : notre protocole
Voici l’ordre que nous recommandons avant chaque campagne importante :
- Vérifiez la conformité technique. Envoyez votre email à aboutmy.email ou à Mail-tester : SPF, DKIM et DMARC doivent passer, et vos emails marketing doivent proposer la désinscription en un clic.
- Contrôlez les listes de blocage. Passez votre IP et votre domaine dans MXToolbox et chez Barracuda, puis votre domaine principal dans Heatwave.

- Identifiez la messagerie de votre cible. Appliquez la méthode MX à un échantillon de 20 à 50 domaines de votre fichier.
- Lancez un test de placement adapté. Choisissez l’outil selon cette répartition et envoyez le test depuis votre véritable outil d’envoi, avec le même domaine et le même modèle que la campagne.
- Ajoutez un test réel. Glissez dans l’envoi quelques contacts de confiance, clients ou partenaires, équipés de Microsoft 365 ou protégés par une passerelle. Demandez-leur où le message est arrivé.
- Montez en charge progressivement. Surveillez Postmaster Tools (et SNDS si vous disposez d’une IP dédiée) ainsi que les codes de rejet : « 550 5.7.515 » chez Outlook.com, séries 4.7.x et 5.7.x chez Gmail.
- Jugez sur des signaux fiables. Les réponses et les rebonds comptent davantage que les ouvertures, faussées notamment par la protection de la vie privée d’Apple.
Refaites un test complet à chaque nouveau domaine ou nouvel outil d’envoi. C’est souvent à ce moment-là que les problèmes apparaissent.
Questions fréquentes sur les tests de délivrabilité
Quel est le meilleur outil gratuit pour tester la délivrabilité ?
Aucun outil gratuit ne couvre tout. Pour la conformité technique, Mail-tester et aboutmy.email suffisent. Pour le placement, le testeur de GMass est gratuit et inclut des boîtes Google Workspace protégées par des passerelles. Ajoutez Google Postmaster Tools si une partie de vos destinataires utilise Gmail.
Mail-tester est-il fiable pour tester la délivrabilité ?
Oui, pour ce qu’il mesure : la conformité technique et le score anti-spam d’un email. Non, pour prédire le placement. Un 10/10 ne dit pas si votre message arrivera en boîte de réception dans Microsoft 365 ou derrière une passerelle comme Proofpoint. Utilisez-le comme un prérequis.
Comment tester la délivrabilité vers Microsoft 365 ?
Choisissez un outil dont la seed list inclut des boîtes Office 365, comme GlockApps ou MailReach, puis complétez par un envoi réel à quelques contacts équipés. Microsoft SNDS ne vous aidera pas pour cette cible : il ne couvre que les boîtes grand public et n’est exploitable qu’avec une IP dédiée.
Un test de placement reflète-t-il la réalité ?
En partie seulement. Les boîtes de test n’ont aucun historique d’engagement avec vous, alors que Gmail et Microsoft filtrent aussi selon le comportement de chaque destinataire. Un test de placement est un signal d’alerte fiable pour repérer un problème, pas une mesure exacte de ce que verront vos prospects.