Outils de prospection Guide

Dripify: notre avis complet sur cet outil d’automatisation LinkedIn

Publié le , mis à jour le 15 min
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Maxime Ben Bouaziz

Rédacteur en chef

Maxime est un des éditeurs du site de Salesdorado. Spécialiste en inbound marketing et passionné de stratégie média.

Si vous cherchez un outil pour automatiser votre prospection sur LinkedIn, vous avez sans doute une idée derrière la tête : envoyer plus d’invitations, toucher plus de monde chaque semaine. C’est précisément le réflexe que Dripify entretient, comme tous ses concurrents, à coups de « des centaines de prospects par jour » et de quotas affichés à 75 invitations quotidiennes.

Il y a un hic. Le nombre d’invitations que vous pouvez envoyer, ce n’est pas votre outil qui le fixe. C’est LinkedIn. Le plafond tourne autour de 100 invitations par semaine, que vous soyez en compte gratuit, en Premium ou en Sales Navigator. Aucun abonnement, aucun logiciel ne relève cette limite. Comparer les outils d’automatisation sur le volume qu’ils promettent ne rime donc à rien : vous heurterez le mur LinkedIn bien avant d’épuiser leurs quotas.

Les vraies questions sont ailleurs et cet article y répond :

  • Est-ce que Dripify vous aide à faire plus avec ces invitations rares, au lieu de vous en promettre davantage ?
  • Son architecture cloud, qui tourne 24h/24 même ordinateur éteint, protège-t-elle vraiment votre compte ou l’expose-t-elle un peu plus ?
  • À 39 à 79 $ par mois, pour quel profil vaut-il le coup face à un Waalaxy gratuit et français ?

Découvrez notre avis complet sur Dripify.

La page d'accueil de Dripify et sa promesse : automatiser LinkedIn de façon « ridiculement simple »
La page d’accueil de Dripify et sa promesse : automatiser LinkedIn de façon « ridiculement simple »

Notre avis sur Dripify en résumé

Périmètre Score Notre avis
Note globale 4,0 Une plateforme cloud d’automatisation LinkedIn et email taillée pour les équipes qui prospectent à un rythme régulier. Séquences multicanales propres, garde-fous sérieux, reporting par étape. À réserver au bon profil : sans plan gratuit et facturé en dollars, Dripify perd l’arbitrage face à Waalaxy pour un solo qui démarre.
Prise en main 4,0 Trois templates permettent de lancer une première campagne en cinq minutes. Le canvas de séquences, lui, demande un vrai temps d’apprentissage. Un défaut agace tout le monde : impossible de modifier une campagne déjà lancée.
Séquences et multicanal 4,3 Dix actions LinkedIn, quatre conditions de branchement, délais paramétrables et séquences email intégrées au même scénario. L’A/B test natif sur la note d’invitation est simple et bien vu. L’email, arrivé tard, reste en retrait face à un spécialiste.
Sécurité du compte 4,2 Curseurs par type d’action, plages horaires humaines, montée en charge progressive et surtout le retrait en masse des invitations en attente. Le cloud 24/7 déplace le risque plus qu’il ne le supprime, mais l’outillage est là.
Pilotage et analytics 4,1 Taux d’acceptation et de réponse par campagne, fil d’activité en temps réel, vue manager par collaborateur, analyse action par action. Peu d’outils descendent à ce niveau de détail. Dommage qu’il faille le plan le plus cher.
Rapport qualité-prix 3,4 39 à 79 $ par mois selon l’engagement, sans plan gratuit ni facturation en euros. Surtout, les deux fonctions les plus décisives sont réservées au plan Advanced.
Essayer Dripify gratuitement
Dripify propose un essai gratuit de 7 jours, sans carte bancaire, avec les fonctionnalités du plan Advanced. De quoi juger le contrôle d’activité et le reporting par étape en conditions réelles, avant de choisir votre plan.

La limite d’invitations LinkedIn : ce que Dripify ne peut pas changer

Autant tuer le mythe tout de suite, parce que tout le reste en découle.

Depuis que LinkedIn a serré la vis contre le spam, la limite d’invitations tourne autour de 100 par semaine. Un compte récent est bridé plus bas, parfois sous les 50. Un compte ancien avec un bon Social Selling Index peut grimper vers 150 ou 200. L’ordre de grandeur, lui, ne bouge pas. Et payer un abonnement LinkedIn n’y change rien : le plafond d’invitations est identique en gratuit, en Premium et en Sales Navigator.

Regardez maintenant les réglages de Dripify. Le curseur d’invitations monte jusqu’à 75 par jour sur les plans Pro et Advanced. Faites le calcul : 75 par jour, cela fait 525 par semaine, soit cinq fois le plafond réel de LinkedIn. Ce quota est décoratif.

Les curseurs de limites quotidiennes de Dripify : invitations, messages, InMails, visites de profil, emails
Les curseurs de limites quotidiennes de Dripify : invitations, messages, InMails, visites de profil, emails

Dans la vraie vie, vous videz votre réserve d’invitations en un jour et demi, puis vous tombez sur le message « Vous avez atteint votre limite hebdomadaire ». À ce moment-là, aucun outil ne peut plus rien pour vous.

Ce constat déplace toute la question. Puisque l’invitation est une ressource rare et plafonnée, la performance réelle d’un outil se joue sur deux terrains :

  • Sa capacité à toucher vos prospects par tous les canaux que l’invitation ne couvre pas : l’email, l’InMail, un simple like ou un commentaire sur leurs publications, pour multiplier les points de contact sans brûler vos invitations.
  • Sa capacité à faire accepter les invitations que vous envoyez, car un mauvais taux d’acceptation pousse LinkedIn à réduire encore votre plafond.

Ce second point est contre-intuitif, retenez-le bien. Des invitations génériques qui se font ignorer, ce n’est jamais neutre : LinkedIn le remarque et vous sanctionne en rabotant votre quota. La personnalisation n’est donc pas un luxe, c’est ce qui protège votre capacité à prospecter la semaine suivante. Un profil LinkedIn soigné joue exactement le même rôle sur le taux d’acceptation.

C’est avec ces deux critères en tête (et pas avec la taille des quotas) qu’on va juger Dripify. Si vous voulez creuser la mécanique, notre guide de l’automatisation LinkedIn pose les bonnes bases.

L’erreur qui coûte cher
Choisir son outil sur le volume d’invitations promis. Vous paierez pour des quotas que LinkedIn vous interdira d’utiliser. Regardez plutôt le multicanal et la personnalisation : c’est là que se gagne la prospection aujourd’hui.

Dripify, c’est quoi exactement ?

Dripify est une plateforme d’automatisation LinkedIn (et désormais email) qui repose sur un choix technique structurant : tout tourne dans le cloud. Vos campagnes s’exécutent sur les serveurs de Dripify, en continu, même quand votre ordinateur est éteint. La plupart des concurrents grand public fonctionnent autrement. Waalaxy, Dux-Soup ou Linked Helper sont des extensions Chrome : elles n’agissent que si votre navigateur est ouvert, onglet actif.

Le confort est réel. Vous lancez une séquence, vous fermez votre ordinateur portable, ça continue.

Sauf que le discours ambiant vend ce cloud comme un gage de sécurité et, là, on n’est pas d’accord. Une extension Chrome reste rattachée à votre vraie session, avec vos horaires habituels et votre connexion personnelle : aux yeux de LinkedIn, l’activité ressemble à celle d’un humain. Une plateforme cloud « toujours active », qui agit depuis une IP distante à des heures où vous dormez, correspond au contraire exactement au motif que la détection de LinkedIn traque.

Dripify le sait et compense : IP dédiée locale, simulation de comportement humain, plages horaires paramétrables. Mais soyons clairs, le cloud ne supprime pas le risque. Il le déplace. C’est d’ailleurs le même arbitrage qu’avec PhantomBuster, l’autre grand acteur cloud du marché.

L’avis de Salesdorado
Le cloud 24/7 est le bon choix si vous prospectez à un rythme régulier et voulez oublier l’outil une fois lancé. Si vous démarrez, avec un petit volume et un compte LinkedIn récent, une extension collée à votre session naturelle reste souvent un pari plus prudent.

Un mot enfin sur une idée reçue qui traîne dans la plupart des avis en ligne : « Dripify ne fait que du LinkedIn ». C’était vrai il y a un an. Ça ne l’est plus. Le builder combine aujourd’hui actions LinkedIn et séquences email dans un même scénario, avec délais, conditions et branches logiques. L’email est arrivé tard, bien après des spécialistes comme Lemlist et il reste moins abouti, mais il existe. Au regard de notre premier critère, il change la donne : relancer par email un prospect qui n’a pas accepté votre invitation, c’est exactement le contournement intelligent du plafond LinkedIn dont on parlait plus haut.

Comment fonctionne Dripify : de la liste de leads à la campagne lancée

Passons au concret, parce que c’est là qu’on mesure la maturité de l’outil. Une campagne Dripify se monte en trois étapes.

Étape 1 : construire sa liste de leads

Dripify propose huit portes d’entrée, qu’on peut regrouper en quatre familles :

  • Les recherches LinkedIn : une recherche classique, une recherche Sales Navigator ou une recherche Recruiter, que Dripify aspire directement
  • Les communautés : les participants d’un événement LinkedIn ou les membres d’un groupe
  • Votre réseau existant : vos relations de premier niveau, pour les campagnes de réactivation
  • Les imports : un fichier CSV ou des URLs de profils collées en vrac
Les méthodes d'import de leads dans Dripify : recherche LinkedIn, Sales Navigator, événement, groupe, réseau, CSV, URLs
Les méthodes d’import de leads dans Dripify : recherche LinkedIn, Sales Navigator, événement, groupe, réseau, CSV, URLs

La logique est claire : le ciblage se fait dans LinkedIn, l’outil récupère le résultat. Votre campagne vaudra donc ce que vaut votre recherche en amont et c’est un métier en soi. Notre guide pour monter une campagne multicanal avec Sales Navigator détaille cette étape pas à pas et notre tutoriel sur la recherche X-Ray vous aidera à aller chercher ce que les filtres natifs ne donnent pas.

Le ciblage se construit dans LinkedIn avec les filtres natifs, Dripify récupère ensuite le résultat
Le ciblage se construit dans LinkedIn avec les filtres natifs, Dripify récupère ensuite le résultat

Étape 2 : filtrer les profils à l’entrée

C’est le filtre d’hygiène qu’on a trouvé le mieux pensé. Avant d’ajouter les leads, Dripify propose d’exclure automatiquement certains profils : ceux déjà présents dans une autre de vos campagnes, ceux déjà travaillés par un collègue de votre équipe, les profils sans photo, ceux qui affichent moins de 500 relations, les comptes LinkedIn gratuits.

Ces critères sont des proxys de qualité. Un profil dormant ou peu actif a toutes les chances d’ignorer votre invitation, et chaque invitation ignorée abîme votre taux d’acceptation, donc votre plafond. Filtrer à l’entrée, c’est déjà protéger votre compte.

Les filtres d'exclusion à l'entrée d'une campagne Dripify, dont l'anti-doublon entre collègues
Les filtres d’exclusion à l’entrée d’une campagne Dripify, dont l’anti-doublon entre collègues

Étape 3 : construire la séquence multicanale

Trois templates prêts à l’emploi permettent de démarrer en cinq minutes, on peut sauvegarder ses propres modèles ou piocher dans ceux de l’équipe et le canvas visuel permet de tout construire sur mesure.

Les trois templates de séquences prêts à l'emploi proposés par Dripify
Les trois templates de séquences prêts à l’emploi proposés par Dripify

La grammaire est riche sans être infinie : dix actions, de l’invitation au retrait d’invitation, en passant par le message, l’InMail, la visite de profil, l’endorsement de compétences, le like, le suivi de profil, la recherche d’email et l’envoi d’email. Et quatre conditions pour brancher les scénarios : le prospect est-il connecté, a-t-il vu le message, son email est-il disponible, son profil est-il ouvert. Entre chaque étape, un délai paramétrable.

Le catalogue d'actions et de conditions disponibles dans l'éditeur de séquence de Dripify
Le catalogue d’actions et de conditions disponibles dans l’éditeur de séquence de Dripify

Côté rédaction, chaque message accepte des variables de personnalisation, prénom, poste, entreprise, pays, et le message d’invitation peut recevoir une version alternative : Dripify répartit les envois entre les deux, ce qui fait office de test A/B natif. Simple et utile. Pour aller plus loin que le simple champ variable, nos méthodes pour personnaliser vos messages de prospection s’appliquent mot pour mot à LinkedIn.

La rédaction d'une note d'invitation personnalisée avec variables et message alternatif pour l'A/B test
La rédaction d’une note d’invitation personnalisée avec variables et message alternatif pour l’A/B test

La séquence type qui exploite tout ça ressemble à ceci : réchauffer le prospect par une visite de profil et un like, envoyer l’invitation avec une note personnalisée, relancer doucement ceux qui n’ont pas répondu, puis, au bout de quelques jours sans acceptation, retirer l’invitation, chercher l’email du prospect et basculer la conversation sur ce canal.

Vous reconnaissez la logique : c’est très exactement la réponse au plafond de LinkedIn qu’on décrivait en ouverture. Notre guide des séquences de prospection multicanal donne des trames complètes à adapter.

Une séquence Dripify avec ses branches conditionnelles : invitation acceptée d'un côté, relance de l'autre
Une séquence Dripify avec ses branches conditionnelles.
Le conseil Salesdorado
La branche « toujours pas accepté » est la plus rentable de vos séquences. Une invitation qui dort depuis dix jours ne sera probablement jamais acceptée : programmez son retrait automatique, puis la bascule email. Vous récupérez du quota d’invitations et vous touchez le prospect par un canal que LinkedIn ne plafonne pas.

Un défaut concret persiste et il agace tout le monde : impossible de modifier une campagne une fois qu’elle est lancée. Besoin d’ajouter une étape ou de reformuler un message ? Il faut recréer une campagne. Pour un outil qui se revendique « ridiculement simple », la rigidité surprend.

Sécurité du compte : les garde-fous de Dripify passés au crible

C’est le sujet numéro un de tout utilisateur d’automatisation LinkedIn. Voyons ce que Dripify propose concrètement, au-delà des promesses marketing.

Les réglages donnent un contrôle fin de l’empreinte quotidienne. Chaque type d’action a son curseur : les invitations montent jusqu’à 75 par jour, les messages jusqu’à 150, les visites de profil jusqu’à 400, les emails jusqu’à 200 et ainsi de suite pour les InMails, les likes, les endorsements et les suivis de profil. Des plages horaires de travail calent toute l’activité sur des horaires humains, votre fuseau, vos jours ouvrés. On règle une fois, l’outil s’y tient.

Le détail d'une campagne Dripify : leads en cours, terminés, en attente, en pause, échoués, blacklistés
Le détail d’une campagne Dripify : leads en cours, terminés, en attente, en pause, échoués, blacklistés

Au-dessus de ces curseurs, le contrôle d’activité joue les vigies. Cette fonction fait monter le volume progressivement sur un compte qui démarre et ajuste d’elle-même vos limites quotidiennes quand elle détecte un risque de signalement, côté LinkedIn comme côté messagerie. On peut la désactiver, on vous le déconseille. Seule ombre : elle est réservée au plan le plus cher, on y revient au chapitre tarifs.

Et puis il y a la fonction dont personne ne parle et qui nous a le plus convaincus : le retrait en masse des invitations en attente. Le tableau de bord affiche en permanence le stock d’invitations envoyées restées sans réponse, 307 sur notre compte de test, avec un bouton pour les retirer d’un coup.

Ce n’est pas un gadget. Un stock d’invitations en attente qui gonfle est un signal négatif pour LinkedIn, qui y voit un comportement de spammeur et rabote vos quotas en conséquence. Purger régulièrement ce stock est l’un des gestes d’hygiène les plus efficaces qui soient, et peu d’outils le rendent aussi simple.

Le compteur d'invitations en attente sur le tableau de bord Dripify, avec le bouton de retrait en masse
Le compteur d’invitations en attente sur le tableau de bord Dripify, avec le bouton de retrait en masse

L’interface de Dripify au quotidien : tableau de bord, inbox et fiches leads

Une fois les campagnes lancées, Dripify devient un poste de pilotage. C’est au quotidien qu’on juge une interface.

Le tableau de bord du matin répond à la seule question qui compte : où en est mon compte aujourd’hui ? Des jauges montrent la consommation des quotas du jour, 42 invitations sur 54, 65 messages sur 78, un fil d’activité en temps réel liste chaque action au fil de l’eau et chaque campagne s’active ou se coupe d’un simple interrupteur, avec son taux d’acceptation et son taux de réponse en regard.

Le tableau de bord Dripify : quotas consommés du jour, activité récente et campagnes en cours
Le tableau de bord Dripify : quotas consommés du jour, activité récente et campagnes en cours

L’inbox centralise toutes les conversations LinkedIn, avec filtres non lus, importants et archivés. Le détail le plus malin est invisible : quand un prospect répond, sa séquence se met en pause automatiquement. Fini le scénario catastrophe du message automatique qui part en pleine conversation réelle. Si l’échange n’aboutit pas, un bouton relance la séquence là où elle s’était arrêtée.

L'inbox Dripify centralise les conversations LinkedIn, avec le bouton de reprise de séquence
L’inbox Dripify centralise les conversations LinkedIn, avec le bouton de reprise de séquence

Chaque prospect dispose d’une fiche complète : l’historique de toutes les actions le concernant, profil visité, email trouvé, invitation retirée, les adresses email détectées ou ajoutées à la main, des notes libres, et la liste des campagnes où il figure. Ce n’est pas un CRM, mais pour le suivi opérationnel d’une prospection, c’est largement suffisant. Tout s’exporte vers votre vrai CRM via les webhooks, déclenchables à chaque événement clé : invitation envoyée ou acceptée, premier message, réponse du lead. Si vous n’avez pas encore d’outil en face, notre guide pour transformer LinkedIn en CRM propose des montages simples.

La fiche d'un lead dans Dripify : coordonnées, historique des actions, campagnes associées et notes
La fiche d’un lead dans Dripify : coordonnées, historique des actions, campagnes associées et notes

Pour les équipes enfin, la vue manager affiche chaque collaborateur avec son rôle et un graphique d’activité par période : invitations envoyées et acceptées, messages, réponses, emails. Une agence qui gère plusieurs commerciaux y trouve son reporting sans le moindre export.

La vue manager de Dripify : activité détaillée par collaborateur sur la période choisie
La vue manager de Dripify : activité détaillée par collaborateur sur la période choisie

Combien coûte Dripify ? Tarifs et vrai reproche sur les plans

Dripify se facture par utilisateur et par mois, en dollars. Premier point à noter pour un acheteur français : il n’existe pas de facturation en euros. Voici la grille, avec le tarif mensuel et le tarif annualisé, l’engagement à l’année faisant tomber la note d’environ un tiers.

Plan Tarif mensuel Tarif annualisé Ce qu’il débloque
Basic 59 $ / mois 39 $ / mois 1 campagne, quotas réduits (20 invitations par jour), sans export CSV ni boîte de réception dédiée
Pro 79 $ / mois 59 $ / mois Campagnes illimitées, quotas pleins, boîte de réception, export CSV, Zapier et webhooks
Advanced 99 $ / mois 79 $ / mois Tout Pro, plus le contrôle d’activité, le step analytics, la gestion multi-équipes et le lead tagging
Enterprise Sur devis Sur devis Tout Advanced, plus onboarding premium, support technique dédié et customer success manager

Tous les plans embarquent 100 crédits d’email finder. Au-delà, il faut acheter des packs, de 29 $ pour 1 000 crédits à 99 $ pour 10 000. Une enveloppe qui fond vite dès que la bascule email devient systématique dans vos séquences, sachant qu’il existe des méthodes gratuites pour trouver un email si le volume reste modeste. L’essai dure 7 jours, avec les fonctions du plan Advanced et sans carte bancaire. En revanche, pas de plan gratuit permanent, et c’est un vrai sujet face à la concurrence.

La liste des campagnes Dripify avec taux d'acceptation et taux de réponse par campagne
La liste des campagnes Dripify avec taux d’acceptation et taux de réponse par campagne

Le vrai reproche ne porte pas sur le prix, qui reste raisonnable. Il porte sur ce que Dripify range dans chaque plan. Les deux fonctionnalités les plus décisives sont réservées au plan le plus cher :

  • Le contrôle d’activité, dont on vient de voir qu’il est la meilleure assurance-vie de votre compte, n’apparaît qu’en Advanced.
  • Le step analytics, qui décompose la performance action par action pour repérer l’étape exacte qui plombe une séquence, également.

Autrement dit, la sécurité fine et l’optimisation, soit les deux choses qui comptent le plus dès qu’on prend LinkedIn au sérieux, vous sont vendues comme un palier supérieur à 79 $ par mois. Les plans Basic et Pro gardent les protections de base, mais vous pilotez un peu à l’aveugle.

Le conseil Salesdorado
Si vous comptez utiliser Dripify sérieusement, visez directement l’Advanced. Le Basic est trop bridé pour prospecter vraiment et le Pro vous prive du step analytics comme du contrôle d’activité, c’est-à-dire de ce qui sépare une campagne pilotée d’une campagne lancée au hasard. Servez-vous des 7 jours d’essai, qui donnent justement accès aux fonctions Advanced, pour juger en conditions réelles.

Dripify ou Waalaxy : lequel choisir ?

Pour un lecteur français, la comparaison qui compte n’oppose pas Dripify à dix outils américains obscurs. Elle l’oppose à Waalaxy, le champion hexagonal, fort de ses 150 000 utilisateurs et de son plan gratuit. Alors tranchons.

Critère Dripify Waalaxy
Architecture Cloud, tourne 24h/24 ordinateur éteint Extension Chrome, tourne navigateur ouvert
Plan gratuit Aucun, essai de 7 jours seulement Oui, 80 invitations par mois à vie
Facturation En dollars En euros
Prise en main Plus riche, courbe d’apprentissage réelle Très simple, pensée pour débuter
Analytics Fin, avec analyse par étape Correct mais plus basique
Gestion d’équipe Poussée, multi-équipes et anti-doublon Présente mais plus légère
Profil idéal Équipe, agence, prospection en volume Solo, débutant, budget serré

La bonne question n’est pas « lequel est le meilleur », puisqu’ils visent des usages différents, mais « ai-je besoin du cloud ? ».

  • Vous débutez, prospectez en solo, surveillez votre budget et voulez tester sans rien débourser ? Waalaxy gagne presque à chaque fois. Son plan gratuit lève le frein à l’entrée, son interface est plus simple et il facture en euros. Notre avis complet sur Waalaxy détaille tout ça.
  • Vous prospectez en volume régulier, en équipe ou en agence, et vous voulez un outil qui tourne seul avec un reporting fin par étape ? Dripify prend l’avantage. Le cloud 24/7, la gestion multi-équipes et le step analytics justifient l’écart de prix.

Deux autres pistes, selon votre priorité. Si l’email est au cœur de votre stratégie et pas un simple complément, un spécialiste comme Lemlist ira nettement plus loin sur ce canal. Et si votre seule contrainte est le budget, Linked Helper abat le même travail pour beaucoup moins cher, au prix d’une prise en main plus technique. Pour élargir, notre panorama des outils de génération de leads sur LinkedIn passe le marché en revue.

Ce qu’on aime (et ce qu’on aime moins) chez Dripify

  • Le cloud 24/7 : les campagnes tournent sans votre ordinateur, ce qui change la vie quand la prospection n’est pas votre métier à temps plein.
  • Un séquenceur multicanal clair : dix actions, quatre conditions de branchement, délais paramétrables et A/B test natif sur l’invitation.
  • Des filtres de qualité à l’entrée des campagnes, anti-doublon entre collègues compris. Peu d’outils protègent aussi bien le taux d’acceptation en amont.
  • Le retrait en masse des invitations en attente : la fonction dont personne ne parle et l’un des meilleurs gestes d’hygiène pour votre compte.
  • Les séquences mises en pause dès qu’un lead répond, avec reprise là où elles s’étaient arrêtées.
  • Le step analytics, qui montre l’étape exacte où votre séquence décroche.
  • Une gestion d’équipe solide, taillée pour les agences, avec reporting par collaborateur sans le moindre export.
  • Pas de plan gratuit : seulement 7 jours d’essai, quand le concurrent français offre 80 invitations par mois à vie.
  • Les deux fonctions décisives réservées à l’Advanced : contrôle d’activité et step analytics, soit la sécurité fine et l’optimisation.
  • Impossible de modifier une campagne déjà lancée. Il faut la recréer, ce qui est franchement pénible.
  • Un seul compte LinkedIn par abonnement, et une facturation en dollars pour un acheteur français.
  • Des crédits d’email finder vite limités et une politique de remboursement peu souple.

Notre verdict : pour qui Dripify est-il fait ?

Dripify est fait pour vous si :

  • Vous prospectez sur LinkedIn à un rythme régulier, semaine après semaine
  • Vous voulez que vos campagnes tournent sans garder un onglet ouvert en permanence
  • Vous pilotez une équipe commerciale ou une agence, avec du reporting par collaborateur à produire
  • Vous cherchez à combiner LinkedIn et email dans un même scénario, plutôt qu’à empiler deux outils
  • Vous voulez savoir quelle étape précise de votre séquence fait décrocher vos prospects

Passez votre chemin si :

  • Vous démarrez en solo avec un budget serré : le plan gratuit de Waalaxy fait le travail
  • Votre compte LinkedIn est récent et vous préférez une extension collée à votre session naturelle
  • L’email est votre canal principal, pas un complément à LinkedIn
  • Vous devez gérer plusieurs comptes LinkedIn sous un même abonnement
  • Vous n’irez pas jusqu’au plan Advanced, sans lequel vous pilotez à l’aveugle

Note finale : 4/5.

Ne prenez pas Dripify pour ses quotas, largement théoriques comme chez tous ses concurrents, puisque c’est LinkedIn qui tient le robinet. Prenez-le pour ce qu’il réussit vraiment : des séquences multicanales propres, des garde-fous qu’on a trouvés sérieux à l’usage, du filtrage des leads à l’entrée jusqu’au retrait automatique des invitations dormantes, un pilotage par étape que peu d’outils proposent et une gestion d’équipe pensée pour les agences. Le test nous a confirmé une vraie maturité produit. Les détails malins, pause des séquences en cas de réponse, webhooks événementiels, A/B natif, sont exactement ceux qui manquent aux outils plus jeunes.

Une dernière chose, valable quel que soit l’outil retenu. Votre résultat sur LinkedIn dépend de votre ciblage et de vos messages, pas de la puissance affichée du logiciel. Le meilleur outil du monde ne rattrapera jamais une liste mal ciblée. Notre note reflète un excellent produit, à réserver au bon profil.

Tester Dripify gratuitement
Dripify propose un essai gratuit de 7 jours, avec les fonctionnalités du plan Advanced et sans carte bancaire. Profitez-en pour tester le contrôle d’activité et le step analytics, qui ne sont pas inclus dans les plans inférieurs.

À propos de l'auteur

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Maxime Ben Bouaziz

Maxime est un des éditeurs du site de Salesdorado. Spécialiste en inbound marketing et passionné de stratégie média.